«Je veux remercier […] mes parents, sans qui tout cela ne serait pas possible, mes amis, je vous aime tendrement, vous savez qui vous êtes », Leonardo DiCaprio lors de son discours aux Oscars 2016

Ma sœur est venue me voir aujourd’hui. Et comme à chaque fois qu’on se revoit avec la famille, on se raconte des anecdotes rigolotes sur ce qui nous est arrivé depuis qu’on s’est vu. Elle me racontait donc un truc, moi un autre, puis elle un autre, puis moi un truc, elle aussi. Et puis je lui ai raconté la fois où j’avais un entretien d’embauche à 18h le 1er février de cette année, à 3h de route de chez moi, et que la police m’a appelée à 12h, ce même 1er février de cette même année.

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Et puis du coup, elle m’a dit que j’avais une bonne étoile. Et puis d’une pierre deux coups, elle m’a dit qu’il faudrait vraiment faire une liste des fois où j’ai perdu mon portefeuille et où je l’ai retrouvé… « parce que vraiment ! ».

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Alors là voilà…en tout cas pour aujourd’hui en voici le début :

J17990982-lutin-avec-de-la-bi-ree me rappelle que j’avais 17 ans, c’était la soirée des résultats du bac. Mon correspondant irlandais était là. Il s’appelait Shane pas Patrick. On rigolait bien et on rigolait bien surtout. Je me rappelle qu’on se marrait avec des potes sur un parking. Puis on est monté dans la voiture d’un copain.

Et bien sûr, mon sac à main, rose saumon de La Redoute qu’il était mon sac à main, est resté devant la roue de la voiture de mon pote. Qui elle est partie avec nous.

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J’avais tout l’argent de Shane dans le sac, et à 17 ans, 50 balles (soit 7,5 euros selon le taux du jour)  c’était une vraie fortune. Mais ça ne nous a pas gâché la soirée, pas du tout, puisqu’on ne s’en est pas, mais pas du tout, rendu compte avant que quelqu’un n’appelle mes parents le lendemain -tôt le matin bien sûr- pour leur dire qu’il avait bien retrouvé le sac de leur fille, ne vous inquiétez pas, avec un peu d’argent et tous les papiers dedans (« tous » les papiers, soit ma carte d’identité, ma carte crédit agricole mosaïc, ma carte de la chaîne de resto rapides berrichonne Pac-Man et un trèfle à 4 feuilles).

A l’époque, sans téléphone portable, et un peu paniqués quand même (car si on avait trouvé le sac, où était donc la fille ?) mes parents ont bien sûr immédiatement appelé les parents des amis chez qui nous dormions. La honte.

Bref. On rigolait bien et on rigolait bien surtout. On rigolait bien et on rigolait bien pour fêter à la fois notre joie d’avoir atteint l’ultime niveau du plus grand jeu d’arcades du monde contre le Brésil en cette année 1998 et également pour fêter notre avancée au sein d’un système labyrinthique où il nous restait tout de même bien des fantômes à combattre et des fruits pourris à manger…

Pourquoi je dis ça ? Ben, parce qu’on était content d’avoir le bac, c’est sûr…mais le truc, c’est qu’il fallait savoir quoi en faire après du bac…et après, et ben le mode d’emploi était plus que flou, la notice très peu explicite, le temps pour y arriver mal indiqué et le produit final pas très funky en fait…prison ou chômage? chômage ou prison? Euh…En gros, on était pas trop préparé à quoi faire quand on serait grand, donc plus que d’avoir le bac, on était bien plus content d’avoir gagné la coupe du monde de foot, même si, ça, perso, on n’en ferait pas grand-chose.

A part, tout de même et ce n’est pas rien, se la raconter :

> > à nos copains du bout du monde 3 ans après « Yeah, you know, 1-2-3-0 »,

>> à nos enfants 30 ans après « Et ouais ma grande, moi je l’ai fêtée avec les copains cette coupe du monde, avec Vic’, Marty & co! Une grande année ! C’était l’année de notre bac aussi !  Quoi ? Mais oui, Vic’ et Marty ont eu leur bac aussi ! Tu peux devenir un looser même avec un diplôme ! »

>> et à nos petits-enfants 60 ans après : « Et ouais, mon grand, moi je l’ai fêtée avec les copains cette coupe du monde, avec Vic’, Marty & co! Une grande année ! C’était l’année de notre bac aussi !  Quoi ? Je n’entends pas ce que tu dis ? Qu’est-ce qu’il dit ? Mais si, mais si, tu connais Vic’ & Marty, on les appelait les tontons flingueurs. De bons copains c’étaient oui. Hein Dédé ? Hein Jo ? C’étaient de bons copains ! Quoi ? Qu’est-ce que tu dis ? Oui, ils sont encore derrière les barreaux oui. Sont pas prêts de sortir d’ailleurs les saligauds, avec ce qu’ils ont piqué. Quoi ? Qu’est-ce qu’il dit ce petit, je n’entends pas….Hein? Qu’est-ce que c’était que le bac ? Aaaah, ça mon petit, un bout de papier de rien du tout mais duquel on faisait grand état. Bon, petit, maintenant il faut que tu partes, tous ces flashs ont donné envie à Mamie de se taper un sprint dans la poudreuse. Quoi ? Tu ne comprends pas ? C’est l’été ? Y a pas de poudreuse? C’est pas faux mon petit, c’est pas faux. Bon, ben Mamie va plutôt jouer au petit train et se faire quelques rails sur ce. Qu’est-ce qu’il dit ? Ah, il ne comprend toujours pas ! Et c’est mon petit-fils, ça ?! Dieu qu’il est idiot ! Ecoute petit, Mamie va jouer au scrabble avec ses copines, ne t’inquiète pas. Allez au revoir mon petit, au revoir.»

scrabble

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