«Quand on est dans la merde jusqu’au cou, il ne reste plus qu’à chanter », Samuel Beckett

Eclair de joie. Un bouchon de champ’ saute et tout mon être voit. Mes neurones se connectent à nouveau et trinquent allègrement à cet instant radieux.

Pourquoi ? Comment ? Jusqu’où ?

Il est des moments rares dans la vie où on a l’impression de saisir le monde, de comprendre l’univers,  de capter les connexions et interconnexions du tout. De faire partie de l’ensemble. On a l’impression que notre condition finie s’évapore enfin pour se mêler à l’infini, à l’éternité. Au but ultime. Et alors, on sait pourquoi on est là, comment on y est arrivé, et le jusqu’où ne se pose plus car l’instant n’a plus aucunes bornes. On sait qu’on est là, à la bonne place, celle là et pas une autre, exactement là quand on devait s’y trouver.

Il est des moments moins rares dans la vie où l’on se pose des tas de questions. Existentielles, bien sûr. Et encore le pourquoi ? Le comment ? Et la pire de toutes : le jusqu’où ? La plupart du temps, ces tas de questions si importantes sont un tantinet existentiellement très importantes pour notre seule existence à nous, au moment m et pas à un autre. Pourquoi ai-je réagi comme ça? Comment puis-je faire le bon choix ? Jusqu’où puis-je continuer ? Puis, dès le moment m+1, d’autres questions, qui avaient déjà pris leurs tickets dans la queue infinie des questions, depuis une seconde, une année, une éternité, finissent par s’impatienter, elles se bousculent, elles gueulent à qui questionnera le plus fort, et elles finissent par nous casser les oreilles. Et on fait semblant de les entendre, et on fait ce qu’on peut pour les calmer, en oubliant que ce sont les mêmes questions qui nous faisaient déjà chier, il y a déjà une seconde, une année, une éternité.

Puis, il est des moments où l’univers vous aide. Il est des moments où vous gardez des questions dans le creux de votre cœur et de votre tête. Après vous être retourné le cerveau avec toutes ces questions, vous en semez certaines, vous les laissez reposer. Vous vous extrayiez de leur dictat, l’espace d’une seconde, d’une année, d’une éternité. Et tel un bourgeon qui prend son temps pour éclore, la question se mut en réponse. « Aides toi et le ciel t’aidera » m’a toujours dit ma mère.  «Quand tu veux quelque chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir» disait Coelho par la voix éclairée de son Alchimiste qui m’a guidée pour traverser quelques passages obscurs de ma vie.

Et ce moment, chère amie, chère lectrice, et l’un des moments rares où je saisis le monde, où je comprends l’univers,  où je capte les connexions et les interconnexions du tout. Je lis Beckett, chère amie, chère lectrice, et je comprends Florent.

…Depuis des semaines que je me demandais pourquoi Florent Pagny chantait sa liberté de penser debout dans une benne à ordure… «Quand on est dans la merde jusqu’au cou, il ne reste plus qu’à chanter »…. La magie de l’instant.

♪Note de Gauffrette Junior ♫: pour mes amies lectrices qui viennent de débarquer, ce post fait référence au post « En Argentine, il est libre Florent. Et bien moi aussi merci! » que vous pouvez trouver dans la section « Une chaise est libre, un blog-notes est né » ♫♫♪

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