« À force de courir, tu vas finir par perdre ton poncho », proverbe péruvien anonyme

Et Dieu sait que c’est important un poncho pour un Péruvien. Comment il ferait sans son poncho et sans sa flûte de pan pour savoir qu’il est péruvien, un Péruvien ? C’est vrai ça ! Certaines nationalités se reconnaissent de suite, d’un signe, d’un trait, d’un habit, d’un bruit ou d’une odeur. Par exemple, entre Français, on se reconnait par notre délicieux parfum connu de par le monde. C’est vrai, on est partout connu pour notre puanteur. Il y a même un dessin animé de Disney très populaire en Amérique Latine, Pépé le Pew…Pépé le putois… et ben pépé, il est français. Donc moi, c’est pas dur, maintenant pour reconnaitre un Français qui n’a ni son béret, ni sa baguette de pain à la main, et ben, soit je m’approche discretos de lui pour lui renifler le derrière (des oreilles), soit je jette un bout de fromage qui pue bien et observe s’il court le ramasser. Merci Disney! Ou plutôt, merci Louis XIV, qui faisait semblant de se laver dans sa cour une fois par mois, mais qu’en fait, il s’aspergeait de parfum, de beaucoup de parfum. De beaucoup trop de parfum pour quelqu´un de propre, ayons le courage de le dire plus de 400 ans après sa mort. Merci donc Roi Soleil, car nous profitons encore aujourd’hui, nous Français de l’étranger, de ton héritage, de ton rayonnement, de tes émanations solaires, et ce de par le monde entier.

Bref, les Français puent la sueur et le fromage. Les Italiens ? « Les Ritals ? Les Macaronis quoi ? …Moi je dirais voleurs, ou mafiosos, au choix ». Les Espagnols ? « Feignants, ils font la sieste tout le temps, les boutiques en Espagne ne sont jamais ouvertes l’après-midi ». Oui, mais elles sont ouvertes juqu’à 21h parce qu’ils font une pause l’après-midi parce qu’il fait trop chaud et que les gens vivent à un rythme différent. « Je veux pas le savoir ! Est-ce que je vais faire mes courses à 20h le soir ? Nan, à 20h, moi, je suis devant ma télé avec mon souper à dîner avec la belle Claire Chazal. Et j’ai besoin de faire mes courses le samedi à 15h. Point. Qu’est-ce que je ferais sinon le samedi à 15h ? Nan mais des fois, pétard ! Des feignasses les Espagnols. Punto ». Les Portugais ? « Bâtisseurs, maçons quoi et les Portugaises, poilues ». Les Allemands ? « Qu’ils nous fassent plus chier, l’Alsace est à nous ! A nous !! » Les Anglais ? «Alcooliques et qu’ils nous fassent plus chier non plus !». Les Grecs ? « Pauvres et ils nous font sacrément chier avec ça eux d’ailleurs ! ». Les Suédois ? « Des bouffeurs de biscottes ou des grandes blondes un peu pétasses ». Les Polonais ? « Les profiteurs de l’Europe avec tous leurs copains de l’Est ? Les mecs, des macs, et les nanas, des grandes blondes complètement pétasses qui veulent absolument se marier avec les paysans français car ils sont trop beaux ».

Les Africains? « Les Noirs? Dénutris ».

Les Asiatiques? « Les Chinois, quoi? Jaunes. Ils bouffent du riz, des clebs et des bébés ».

Les Etats-Uniens ? « Bouffeurs de Mac Do, ils sont tous gros et ils connaissent rien au reste du monde, pas comme nous ». Les Latinos ? « Ben, qu’est-ce que tu me racontes, on ne parle plus latin de nos jours, c’est fini ça, faut te mettre à la page. Sauf à la messe, ça revient à la mode, et j’avoue que je n’y comprends rien, je m’en vais toujours avant la fin ». Avant la quête ? « Ben, ouais, je comprends rien je te dis ! Tu m’écoutes quand je t’explique?! » Donc les Latinos ? « Jamais entendu parler ». Amérique Latine ? « C’est pas les Etats-Unis ça ? » Nan pas encore. Bien que les fibres optiques et toutes les informations du continent, et économiques, et sécuritaires, et tutti quanti, passent et soient contrôlées par les USA ; ils sont encore indépendants. Le Pérou ? « C’est où ça le Pérou ? Ah mais attends, c’est pas les gars avec des ponchos et des flûtes de pan qui chantent dans le métro ? » Nan, ça c’est des Boliviens. « Boliviens ? Ca vient d’où encore ce machin ? C’est pas la même chose ? C’est des pauvres quoi, nan ? » .

Nan, ce sont les gars qui sont assis sur un tas d’or et d’argent depuis des siècles mais dont le dernier Empereur a été très mal conseillé d’en faire dons aux Espagnols. Résultats, ces Espagnols ont tout très vite dilapidé et n’en ont jamais profité. Puisqu’ils ont tout vendu en l’état brut non transformé, donc pour une bouchée de pas grand-chose tellement ils en avaient, à l’Angleterre, à la Hollande et à la France, ce qui nous a permis d’enclencher la 1ere puis la 2nde révolutions industrielles, et d’avoir aujourd’hui – donc quand même quelques siècles après- ce qu’on a. Même avec la crise, ça reste beaucoup. Et puis bon, les Espagnols à l’époque étaient plus occupés à s’inquisitionner, à chasser protestants et juifs -dont beaucoup de commerçants et de têtes pensantes, et de se quereller entre grandes familles, plutôt que de faire fructifier leur trésor. Donc au final les Espagnols, malgré tout l’or et l’argent qu’ils avaient, sont restés à la ramasse. Les condors péruviens aussi d’ailleurs. Moralité : celui qui vole peut s’écraser. « Des feignasses je te dis ! ». Et autre moralité : bien mal acquis peut profiter. En l’occurrence, à nous, les bouffeurs de fromage et de pain qui sentent le schmurfff.

Bon, chère amie, chère lectrice, la prochaine citation péruvienne, promis, je te raconte la vie de mes colocs péruviens. Qui ne me réveillent pas tous les matins avec leur flûte de pan et qui ne monopolisent pas la machine à laver à nettoyer leurs ponchos. Remarquez de toute façon, moi et les machines à laver….vous savez….suis française ou bien ?

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